Mais pourquoi la licence Art Libre ?

Je voudrais tenter d’expliquer ce choix, bizarre, pour certains, mais heureusement naturel pour d’autres, de mettre mes textes sous licence libre et plus particulièrement sous la licence Art Libre.

« C’est quoi cette licence Art Libre ? » vous demandez-vous peut-être.

Je vous conseille fortement d’aller lire la FAQ et la licence elle-même sur le site de Copyleft Attitude.

Pour résumer, vous pouvez lire mes textes, bien sûr ils sont là pour ça. Mais je vous invite également à les diffuser, les copier et les modifier. Tout cela sans me demander mon accord, puisque je vous le donne au préalable en les plaçant sous cette licence.

Par contre en contrepartie vous avez certaines obligations :

  •  vous devez préciser sur les copies qu’elles sont sous licence Art Libre, en donnant la licence elle-même ou bien en indiquant où elle se trouve. (Sur le site de Copyleft Attitude : http://artlibre.org)
  •  Vous devez indiquer mon nom en tant qu’auteur des originaux, et indiquer où l’on peut avoir ces originaux. C’est-à-dire sur ce site Chimeres.org.
  •  Si vous modifiez l’un de mes textes et que vous voulez le diffuser, vous devez le faire sous licence Art Libre et indiquer mon nom comme auteur de l’original, etc.

Pourquoi utiliser une telle licence ? Après tout, j’aurais pu continuer à mettre mes textes en ligne tout simplement. En fait, je me suis demandé pourquoi j’écris. La réponse est simple pour partager des histoires et que celles-ci soient lues. De plus, je considère que tout le monde a le droit d’accéder à l’art et au savoir. Cela n’a pas à être conditionné, et surtout pas par des conditions financières. Cela explique donc le choix de la libre diffusion.

Mais pourquoi permettre de modifier mes textes ? N’ai-je pas peur qu’on me les abîme ? Non, une fois que je les publie ici, je considère que mes textes sont de grands enfants, je leur laisse donc leur liberté en espérant qu’ils aient leur vie propre. Cela ne veut pas dire que je les considère parfaits, mais seulement qu’ils sont à un point où je peux sans trop de honte les confier au reste du monde. Il est tout de même beaucoup plus stimulant de savoir que mes textes peuvent évoluer, que de les penser figés dans le marbre.

Je veux que mes textes soient vivants, libres !

Voici un exemple concret de ce principe de modification, et c’est Antoine Moreau qui nous le fournit.
En effet, il s’est basé sur mon texte « Le gigot de sept heures » pour écrire une autre nouvelle : « Le gigot de cinq à sept heures » que vous pouvez lire sur le site d’InLibroVeritas ici. (Je l’ai également mis sur mon site, cherchez bien ;-) )
La lecture de sa version a été pour moi une grande joie et une expérience fort intéressante. Je suis heureux que mon choix du copyleft permette ce genre de partage.

Quelques liens pour une culture libre :