ensipio-gilobi

Expansion

Il fait noir. J’entends le ronron des machines qui me maintiennent en vie depuis… depuis… depuis combien de temps, au fait ? Impossible de me le rappeler. Toujours plongé dans l’obscurité, je ne vois défiler ni les jours ni les nuits. Je passe du sommeil à un état de veille comateux sans aucun repère.

Je sens une horrible démangeaison dans ce qui, autrefois, fut mon dos. Je crois… Comprenez-moi bien, je dis horrible, mais elles le sont toutes. Disons que celle-ci l’est encore plus que les autres irritations. Toutes les autres…

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Les oeufs

« Ensipio, mon ami, venez me rejoindre s’il vous plaît. »

 

Wogku Lambert LE critique gastronomique de ce côté de la galaxie relâche à peine le bouton de l’intercom que son cuisinier et ami Ensipio Gilobi entre dans la pièce, en claudiquant légèrement à cause de ses deux jambes en plastacier. Certes, les deux prothèses sont plus rapides que ses jambes d’origine, mais il n’a jamais pu éviter ce léger boitillement.

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Le gigot de cinq à sept heures.- par Antoine Moreau

Le gigot de cinq à sept heures.


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Ecoutez mon ami, mettez-y un peu du vôtre ! Votre plat est bon, même très bon, mais il manque ce je-ne-sais-quoi-qui-en-ferait-un met exceptionnel, non ?... Non, vraiment... je suis déçu. On m'avait loué vos dons. Culinaires c'est à dire. J'espérais trouver en vous le summum, la perle rare, la crème de la crème qui subjugue mon palais et excite mes papilles à la folie. Certes, vous êtes doué... Mais il n'y a rien là de bien extra, de bien extraordinaire. Je vous laisse encore une chance pour le dîner de ce soir, ne me décevez pas cher ami, cher ami chef .

 

Il s'agit ici d'un texte écrit par Antoine Moreau à partir de ma nouvelle Le gigot de sept heures

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Le gigot de sept heures

« Écoutez mon ami, mettez-y un peu du vôtre !


Votre plat est bon, même très bon, mais il manque ce je ne sais quoi, qui en ferait un mets d’exception. Non, vraiment je suis déçu. On m’avait tant loué vos dons culinaires. J’espérais avoir enfin trouvé la perle rare, qui saurait ravir mon palais comme jamais. Certes, vous êtes doué, mais il n’y a rien là de bien extraordinaire. Je vous laisse encore une chance pour le dîner de ce soir, mais ne me décevez plus. C’est compris ? »

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