L’expédition Starkweather - Moore : Nous y sommes !

Créé par DiChim Zoug le ven. 05 janvier 2018

L’expédition Starkweather - Moore : Nous y sommes !

(Un article de Randall S. Foster)

Chers lecteurs, je vous ai laissés sans nouvelles pendant quelque temps, veuillez m’en excuser. Une fois le saboteur démasqué, nous avons continué notre route vers Melbourne où nous sommes arrivés le 12 octobre.

L’accueil enthousiaste que nous y avons reçu nous a réchauffé le cœur et ces quelques jours sur terre nous ont regonflés à bloc. Nous avons la grande chance de pouvoir assister à la Melbourne Cup, la fameuse course hippique. La foule y était impressionnante.

Peu après, le 18 octobre, une fois les dégâts réparés et nos provisions reconstituées, nous sommes repartis pour une traversée de 1600 km en direction l’Antarctique.

Le 23 octobre, nous avons essuyé une première tempête. Nos marins, très expérimentés, l’ont qualifiée de simple avertissement et de mise en bouche, la vraie tempête devant arrivée vers le 26. Pourtant, je peux vous certifier que ce petit coup de vent nous a mis à rude épreuve. Mais nous avons fait face avec courage et détermination.

Le 26 octobre, comme prévu, peu après que nous ayons vu nos premiers icebergs, le baromètre a fortement chuté et vents, neige et glace se sont abattus sur nous avec force. La vaillante Gabrielle a été tellement secouée que dans la cale n° 2, plusieurs moteurs de Boeing se sont détachés et ont fait de gros dégâts.

Heureusement, grâce à la courageuse intervention de plusieurs membres de l’équipe, la catastrophe a pu être évitée. Je me dois d’insister sur la bravoure et l’efficacité de Mademoiselle Whitston sans qui votre serviteur ne serait peut-être pas là à vous écrire ces quelques mots. Qu’elle en soit grandement et chaleureusement remerciée.

Le 6 novembre, nous avons fait une macabre découverte, qui montre bien les dangers de cet environnement extrême dans lequel nous évoluons désormais : le Wallaroo, un chalutier pris dans la glace. Respectant la tradition de la mer, nous avons été voir si nous pouvions aider, mais ces malheureux étaient tous décédés depuis longtemps.

Il nous fallut bien encore huit jours pour atteindre notre objectif, mais ça y est, la Gabrielle a jeté l’ancre. Nous sommes enfin arrivés et nous mettrons bientôt le pied sur ce mystérieux continent, pour la plus grande gloire de la science. Ah mes amis, quelle aventure !