C’est un vrai capharnaüm !

Créé par DiChim Zoug le dim. 17 septembre 2017

C’est un vrai capharnaüm !

Nous avons commencé à vérifier la cargaison et c’est un vrai foutoir ! Mon dieu, dans quoi me suis-je embarqué ?

Le 2 septembre au matin, nous sommes arrivés, nos listes de matériel en main, pour commencer à contrôler la cargaison. Il y a une activité de tous les diables. Ça court dans tous les coins.

Une fois à bord, nous nous renseignons pour savoir où se trouve l’entrepont n° 3 et nous y allons. La circulation dans le bateau est une discipline sportive à part entière. Nous devons passer par des échelles pour aller d’un lieu à l’autre. Heureusement, j’ai le plaisir de voir que Charlène est une jeune femme de son temps et ne rechigne pas à la tâche. Je suis heureusement surpris et cela m’ôte un poids, car je me faisais du souci que le Professeur Moore ait visiblement décidé que nous devions faire équipe.

Une fois arrivés à destination, nous constatons qu’il n’y a pas de lumière. Évidemment, personne n’avait trouvé utile de nous prévenir. Nous devons donc remonter pour trouver de quoi nous éclairer. Commence alors un véritable jeu de piste. Chaque membre de l’équipage, qu’il soit gradé ou non, trouvant un malin plaisir à nous balader d’un bout à l’autre du navire.

Nous finissons par comprendre que l’équipage est en train de nous faire subir un genre de bizutage et finissons par récupérer tout ce dont nous avons besoin une fois que les petits plaisantins ont compris que nous avions compris.

C’est donc avec trois bons quarts d’heure de retard que nous installons nos torches dans l’entrepont n° 3 et commençons à vérifier la présence et la qualité de tout ce qui est sur nos listes.

Très vite, nous comprenons que ça ne va pas être simple. Après avoir trouvé des bocaux de crème périmés, car placés là au lieu de la chambre froide, c’est au tour de sacoches d’outils pour bateaux qui remplacent des outils pour avions. Heureusement que Charlène s’y connait, car je n’avais vu aucune différence. Tout ça n’est qu’un début, car nous trouvons d’autres manques et problèmes.

Nous allons rendre compte à Moore qui me demande de vérifier sur les bons de commandes. Nous découvrons que certaines sont erronées, d’autres non livrées ou encore égarées, voire tout simplement non passées. Beaucoup des commandes à problèmes étaient sous la responsabilité de Starkweather. Ce qui fait bouillir Charlène, qui ne se gêne pas pour dire ce qu’elle en pense.

Nous sommes épuisés lorsque nous arrivons à l’hôtel Amherst vers 21 h 30. Starkweather est devant les journalistes en train de poser pour les photos avec un piolet et des cordes d’escalade. Du matériel que nous avions cherché sur la Gabrielle...

Le réceptionniste, toujours autant sur pile, me donne une lettre, que Charlène lit, sans gêne, par-dessus mon épaule. Je n’y comprends pas grand-chose. C’est une espèce d’illuminé qui me met en garde contre « Celui qui dort là-bas » et qui signe « un ami ».

Une fois dans la salle de réunion, Charlène tombe sur le paletot de Starkweather pour lui dire ce qu’elle pense de son professionnalisme. Puis, le Docteur Greene commence un exposé sans fin, qui aurait pu être intéressant si nous n’étions pas si fatigués. Charlène finit même par s’endormir sur sa chaise et je suis obligé de lui donner un léger coup de coude pour la réveiller. Il est 1 h du matin quand nous arrivons enfin à aller nous coucher.

Le lendemain, nous nous levons à 6 h. Nous devons nous rendre chez des fournisseurs à Brooklyn et Manhattan et j’ai rendez-vous chez le dentiste à 10 h. En effet, une carie dans le froid polaire peut être dangereuse. Charlène me dépose et va faire quelques courses avant de me reprendre pour nous rendre sur la Gabrielle continuer notre inventaire.

À la fin d’une nouvelle journée harassante, nous allons chercher nos billets de train pour aller contrôler les avions le lendemain. Le départ est à 5 h du matin ! Nous ne sommes pas encore partis et nous sommes déjà épuisés.